samedi 24 novembre 2012

"Je sais, je n'ai offert que des bouquets de nerfs."




J'ai jamais accroché au journal intime. J'ai essayé quelques fois, jamais tenu plus de 3 pages avant de foutre la pauvre chose sous un meuble, pour le découvrir des lustres plus tard et rougir toute seule devant les mièvreries que je crachais sur papier à l'époque.

Alors, quel intérêt de faire un blog, aujourd'hui? Ce n'est ni plus ni moins qu'un journal intime ; sauf que celui-là, tu veux qu'on le lise. C'est de l'exhibitionnisme pur et dur. Tu veux être lu, tu crois être capable d'aiguiser une plume sympatoche et que de chouettes commentateurs trop d'la balle, parmi lesquels tu choisis ton bff du net, te disent que non, bordel de merde, elle est pas sympatoche ta plume poulette, elle est superbe, sensible, profonde, tiens d'ailleurs c'est tellement beau que j'me touche dessus, et autre conneries pour poètes pré-pubères de skydaube.

Je n'ai pas la prétention d'écrire. J'ai un style, que j'ai pu développé tant dans le scolaire que sur mon temps libre, un style dont on peu reproche parfois la lourdeur. Comme dirait mon prof d'histoire-géo de terminale, celui-là même qui m'a dit que j'avais l'écriture d'un instituteur du XVIIIe, "c'est baroque!". Mais je m'égare. Tout ça pour dire que je si ne sais pas écrire, j'aime ça. Je pratique de plus en plus et vraiment, j'aime ça.

Pour se sentir mieux, y'en a qui fument, qui boivent, qui baisent, qui se battent, qui se noient dans le taf, ou qui se laissent mourir à l'intérieur. Pourquoi je ne pourrais pas essayer d'écrire, moi? Puisque fumer/boire/baiser, ça ne me suffit plus.

J'en ai trop dans la tête et pas assez sur la langue. J'ai les mots pourtant. Ils se bousculent pour passer, furieux, acérés, ils m'écorchent l'oesophage et le palais, et se coincent là, comme une pelote de barbelés. Je ne peux que ravaler, dissoudre dans l'acide qui brûle mes veines.

Peut-être que ce blog me permettra d'exprimer ce gris. Je me fais pas d'illusions, aussi vais-je t'épargner le speech "je sais que tu ne me jugeras pas gentil lecteur <3". Le jugement est une partie intégrante de nous. C'est sûrement ça qu'on cherche en publiant sur le web. Je ne suis pas différente.


Anybref. A la prochaine, si tu repasses.

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