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mercredi 3 avril 2013

Ces moments chouettes où rien va bien dans ta p'tite vie moisie.



Je sais pas par où commencer.

J'ai choisi mon encadrant pour mon master next year, déjà. Il est carrément opé pour me monter un sujet de thèse, mais m'a rappelé (sans aucune intention mesquine) que ma (très très) sale note en neuro du dernier semestre était une grosse tâche dans mon dossier et que cela pouvait me bloquer l'entrée en M2.
Autant dire que toute ma joie, ma fierté, ma motivation à l'idée de me réorienter de l'expérimentation animale à l'imagerie cérébrale (parce que mon prof trop d'la balle de TER prend plus d'étudiants de psycho, 'fin bref) se sont envolées en un clin d'oeil.
Alors qu'au début, j'étais en plein rêve. Y'a de la place pour du sang neuf, de brillants jeunes chercheurs qu'il me disait. Y'a plein de découvertes à faire. J'ai l'impression que mon dossier sera refusé de toute façon et je ne suis pas sûre de réussir à me parvenir du contraire. Je sais que ce 4 de merde c'était un accident pendant l'Agora, parce que je passais mes journées (et mes nuits) soit au cinéma, soit dans la chambre d'hôpital de M. Poil, j'arrive pas à me foutre dans la caboche que bordel de merde, je me suis jamais laissé bouffer par quelqu'un, ça commencera pas avec un jury pourri.

By the way, de mon TER. J'avance pas. EthoLog ne fonctionne pas sous Windows 8 et je n'ai rien sous 7 ou XP, donc vas-y que je code tout à la main et que c'est monstrueux. Je suis très à la bourre et je m'enfonce. Comme à chaque fois, je me décourage à la moindre emmerde.

J'ai commencé mon stage aussi. Non seulement c'est terriblement, monstrueusement chiant, mais en plus à priori il me manquera des heures. Youpi.

Mon père est reparti à l'hosto et en est ressorti, ben, aujourd'hui en fait. Chais pas où il en est, j'peux que croiser les doigts.

Ma mère veut des photos de moi. Je sais pas si je lui en ferais parvenir via ma grand-mère. Le 19 mars, ça faisait 3 ans que je l'avais pas vu et le compte continue.

Et vendredi je prends 20 piges. Non seulement c'est le début du début de la fin, mais je pense à cette saloperie de Reggiani et Votre fille a 20 ans. Tout simplement parce que ma mère a toujours dit qu'elle la passerait ce jour-là. J'ai beau savoir que ce soir-là, je serai entourée de potes à tomber et qui m'aiment, ça me bouffe jusqu'à la moelle.

Et hier, j'ai voulu faire ma gourmande, j'avais à peine un sandwich dans les tripes et je me suis tapé un demi joint de beuh quasi d'une traite. J'te dis pas le trip où je me suis pétée la gueule sur le campus et comment c'était flippant de voir tout mon champ de vision en noir et blanc. Bonjour la honte, les traces blanchâtres de gravier sur mon jean noir et meeeeeeerde, mais quelle connasse, du coup j'ai rien profité du tout. C'est rien en soi mais ça me fait chier.

C'est histoire de te montrer combien je suis poissarde et conne.

En ce moment c'est la lose. J'ai l'impression que tout me file entre les doigts, et qu'on a rajouté des poids à mes boulets.


vendredi 22 février 2013

A ce niveau-là, on s'épile MERDE!



Hier j'avais un entretien pour mon stage obligatoire, aka 40h le cul sur une chaise à faire semblant de m'intéresser à une profession qui me donne des ulcères en souriant bêtement.

Ma première expérience un tant soit peu professionnelle.

Faut déjà dire que j'ai eu la bonne idée de rentrer chez moi à 2h du mat' avec assez de THC dans le sang pour m'asseoir 3 fois devant ma coiffeuse sans savoir ce que je voulais faire et que ma nuit a été drastiquement raccourcie par M. Poil qui semblant ne vouloir qu'une chose, me propulser la gueule par terre.

J'aurais du aussi me douter qu'en prenant le train à 10h, j'allais forcément me retrouver derrière un salopard de chiard qui a passé le voyage à essayer de choper des pages de mon bouquin en larmoyant.

Ellipse du midi chez ma grand-mère parce que franchement, on s'en bat carrément les steaks. Je sais pas ce qu'elle a, mais elle s'est sentie obligée de raconter ce que je venais foutre à Montivilliers à tout le monde : le contrôleur du TER, la secrétaire de l'hosto, les gens de l'arrêt de TER. WTF Mamie, tu sais, les gens ils s'en lustrent l'asperge de ma gueule et de mon stage.

C'que j'aime bien à l'hôpital, c'est les 40 internes qui te grillent la priorité à la cafèt, les toubibs qui te bousculent avec un air pressé, les couloirs qui n'en finissent pas, les infirmières qui gloussent en se tenant la main (WHYYYY), les patients qui te regardent d'un air méchant alors que t'as fait exprès de cacher tes oreilles clouées de partout, que l'anneau de ton septum à l'intérieur de ta cavité nasale te chatouille quand tu te mouches et que t'es habillée comme une grosse tasspé : les chaussures qui claquent sur le sol parce que tu marches toujours comme si t'avais des cafards sous le talon, le pull qui gratte parce que ça fait des piges que t'en as pas mis, les bagues qui gilinggiling dans ta poche et tes mains qui se sentent tellement à poil et à la merci du monde.

Et ça pendant 2 plombes, étant donné que la meuf avec qui t'as rendez-vous à 45 minutes de retard et s'excuse même pas.

J'ai la flemme de relater l'entretien dans son intégralité. Juste, dans ma tête, ça a fait "ça rentre comme dans du beurre - oups, ça coince - j'ai mal au cul - merci pour la vaseline - on se revoit pour remettre ça?". Ouais, ça veut dire que j'ai décroché mon stage. Sous condition que l'administration ne perde pas mes conventions et les signe ASAP BORDEL, et qu'on arrive à caser toutes mes heures.

Si je n'ai qu'une chose à retenir de cet entretien de mes burnes qui m'a confirmé que le monde professionnel me passait déjà les seins à la râpe à fromage : 

Quand on est brune avec un duvet d'une épaisseur de 5mm juste au-dessus de la lèvre supérieure, on fait pas sa sucrée, on prend de la cire/de la crème/une pince à épiler, et on arrache cette horreur.

vendredi 25 janvier 2013

Of mice and bliss.

J'l'ai déjà dit, j'me répète mais j'm'en bats allègrement les steaks. Cette année, j'suis en L3, j'ai chié mon semestre bien comme il faut, j'ai toujours pas de stage, but, je bosse dans le TER de mon choix avec un prof tellement trop d'la balle, avec son bureau Star Wars, son t-shirt Mozilla Firefox et son futal trop grand, t'as envie de lui frotter son crâne chauve en gazouillant.

Enfin, le TER que je voulais, oui et non, vu que je voulais faire un apprentissage complexe chez le rat et que 2 tasspé sa race que j'ai jamais pu voir en peinture, de dos à 100m l'ont choisi avant moi.

En fin de compte, c'est pas plus mal parce que j'aurais eu un contact plus direct avec les bestioles, et quand tu vis avec 2 chattes, l'une qui te macule n'importe quel cm² de poils et l'autre qui pionce avec toi, plus 4 rats qui te montrent leur amour débordant en te bouffant les oreilles et en te pissant sur le dos de la main, c'est chaud de ne pas stresser le pauvre rongeur qu'a jamais été manipulé avec les odeurs. Ce qui me broie les couilles car ça veut dire bonjour la mouise si je veux tafer sur l'animal à long terme next year, mais j'ai le temps pour y réfléchir.

Mon thème à moi, c'est le codage de comportement. J'explique.

Prenons l'exemple d'un test utilisé sur le rongeur, notamment pour tester les effets d'anxiolytiques : le labyrinthe en croix surélevé. A 50cm du sol, 4 branches, en forme de + quoi. Les 2 bras face à face sont identiques : 2 ont des bords, ainsi qu'un fond à l’extrémité, des murs quoi, les autres n'ont rien. Ta souris (ou ton rat), elle a 3-4 cm de large pour marcher et une vingtaine de cm de long à explorer. Imagine-toi sur le rebord d'un balcon au 4ème, sans rambarde. En gros, on suppose qu'un animal stressé passera beaucoup plus de temps dans les bras fermés que dans les bras ouverts et de manière générale, ça se vérifie, bien ce test présente quelques désavantages : chaque rongeur ne peut passer le test qu'une fois, qu'on teste une molécule ou pas, ils apprennent extrêmement vite le dispositif et restent dans les bras fermés ; et ils ne se contentent pas de rentrer/sortir/se planquer dans les bras, ils ont une multitude de petits comportements qui traduisent de l'anxiété, de la curiosité, etc.

Qui dit plein de comportements dit plein de petites choses significatives à relever. Seulement voilà : coder 5 minutes de comportements, c'est long. Très long. On peut revoir la vidéo plusieurs fois et obtenir un codage différent à chaque fois. Tous les chercheurs n'ont pas le même codage : par exemple, on peut compter une entrée dans un bras lorsque les 4 pattes y sont, ou juste la moitié du corps.

D'où l'intérêt de passer par des logiciels qui codent : vidéo-tracking, sol connecté (la pression des patounes est analysée et le logiciel te sort les comportements effectués).

Gain de temps, fiabilité inter et intra-observateurs. Trop d'la balle, nah?

Et donc, moi, je vais coder manuellement une vidéo de 2h. TWO FUCKING HOURS MOTHERFUCKER. Je vais filmer une souris dans sa cage, pendant 2h, et je vais coder ça :


Bon en vrai, c'est des gifs hein, là ça veut pas dire grand chose.

Donc 8 comportements à coder sur 2h, à la main, stylo et chrono en poche.
Pour au final lancer la vidéo dans un logiciel qui vient de sortir, qui ne tourne que sur Ubuntu 10.04, et qui me fera le décodage complet en 3 minutes.

Et comparer.

Mais j'm'en fous. Je vais voir le labo, manipuler mon premier animal. Et si ce logiciel est installé par la suite, je me dis que ce sera peut-être en partie grâce à moi.

Et j'ai jamais été aussi épanouie en fac depuis que je passe 6h le cul vissé sur une chaise, au premier rang, à noircir frénétiquement ma feuille d'abréviations en tout genre et en m'auto-flagellant parce que merde, j'suis une brêle en neuroanatomie.

samedi 12 janvier 2013

Qu'est-ce qu'on va faire de toi?



Qu'est-ce que t'as dans la tête? Des romances nerveuses

Alors même que je fume mon avant-dernière clope, dans l'angoisse de devoir attendre au moins 19h30 pour que M. Poil rentre du taf pour pouvoir taxer dans son paquer, alors même que dans l'épisode Triangle d'X-Files, Mulder roule une pelle à la Scully du passé sapée flapper pour l'occasion et que je me dis qu'un jour mon improbable mais pas impossible gamin aura Fox comme deuxième prénom, que ma souris n'a plus de piles et que c'est galère pour naviguer dans mon cours à se pendre d'ennui sur la psychologie de l'orientation, rubrique career counseling, de l'ue Souffrance, Accompagnement et Conseil de la troisième année de licence de psychologie de l'Université de Rouen, j'ai envie de pleurer un peu.

Parce que malgré mes facilités d'apprentissage qui m'ont soutenue sans effort jusqu'à la fac, et les efforts que j'ai mis dans ce semestre pour réussir à gérer mes partiels un tant soit peu, je commence à penser que je n'ai pas les épaules nécessaires et que mon avenir s'arrêtera au mieux l'année prochaine avec un mémoire insatisfaisant, 4 grammes dans le sang et une haleine joyeusement parfumée à l'éthanol.

Parce que ç'a toujours été ainsi et que ce ne serait qu'une déception de plus sur la liste et que je pense que je pourrais bien m'y habituer, même si ce ne sera pas glorieux. Les regrets et moi nous côtoyons régulièrement depuis des lustres.

Si toi aussi tu te détestes et que tu ne fais rien pour arranger le Tchernobyl constant qui irradie ta tête, tape dans tes mains.

En plus, j'ai plus d'eau chaude depuis samedi dernier.

mardi 8 janvier 2013

Le cauchemar estudiantin.



Ça débarque 2 fois par an, toujours diablement trop tôt alors qu'on sait et sent l'échéance arriver. La terreur des étudiants, où ceux qui s'y sont pris à l'avance paniquent, ceux qui s'y prennent au dernier moment paniquent, ceux qui y vont au talent paniquent, et ceux qui n'en ont rien à foutre s'en battent les couilles.

Les partiels.

Cette année, l'enjeu est gros. On ne se contente pas d'obtenir le visa pour l'année supérieure. On joue notre avenir universitaire. Septembre 2013 sera l'année du master ou ne sera pas. Les partiels de cette année seront notre passeport pour le master 2 en septembre 2014 ou se contenteront de nous plonger dans la dépression cinglante causée par l'échec.

Pour les jeunes, les seniors et les dé-scolarisés : la fac fonctionne avec le cycle LMD, soit Licence-Master-Doctorat. Licence = 3 ans, Master = 2 ans, Doctorat = 3 ans, en général.
De la licence au M1, il suffit d'obtenir au moins 10 de moyenne générale pour passer à l'étape suivante. Par contre, l'entrée en M2 se fait soit sur concours, soit sur dossier. On compte 20-25 places pour un master professionnel, 15 places pour un master recherche et 20 places pour un master mixte.
Tu sens le souffle de la compétition et du stress, là?

Ma fac marche sur dossier. Donc, comme pour aller en prépa ou en grande école, il faut un dossier béton, et ça passe par une mention. Comme au bac : 12 = assez bien, 14 = bien, 16 et plus = très bien.
Et comme en fac, on aime bien les blagounettes, toute ta licence se résume à la moyenne de tes partiels de septembre et mai de troisième année.



Moi, j'fais comme les autres.
Je troque mes cours avec ferveur, je fais des p'tites fiches, j'ai la nausée quand se ferme la porte de l'amphi, je révise la veille pour le lendemain en maudissant ma flemme, je compte sur la chance et si je n'ai pas au moins de mention bien, je vais pleurer jusqu'à me déshydrater dans un coin sombre.

mercredi 19 décembre 2012

"Pour la science", qu'y m'disaient.



Depuis ma première année le cul posé sur ces horribles chaises d'amphi de la fac de Rouen, j'ai participé à toutes les études d'étudiants en master/doctorat. C'est bon pour ton karma, j'me disais. T'aides les seonbae à trouver des sujets, comme ça quand toi tu chercheras des gens pour un Rorschach (à l'époque, je pensais m'orienter en clinique/patho) ou quoi, t'en trouveras.

Jusqu'ici, j'ai passé 4 expériences. La première collective, on avait un boîtier qu'utilisent les aveugles sur un ordinateur -un certain nombre de picots se lèvent sous ton index selon là où ta souris se trouve- et une tablette. Il fallait se balader à l'aveugle sur la tablette, quand on croisait un objet, les picots se levaient. Fallait déterminer si tu "touchais" un autre sujet ou un logiciel aux mouvements aléatoires.
Ensuite, même expérimentateur et même dispositif en solo. Après un questionnaire de latéralité un brin couillon ("lorsque vous tenez une batte de cricket, quelle main est en haut?", seriously, t'as déjà fait du cricket toi? Pour la petite histoire, la nouvelle version de ce test remplace la batte par un balai et c'est tout aussi chiant à répondre, mine de rien), il fallait déterminer si je touchais des lignes longues, courts ou medium, et quelle était leur orientation.
C'est cette année que j'ai fait mon premier électroencéphalogramme. C'est-à-dire qu'on te fout une espèce de bonnet de main sur la gueule un peu comme ça :

Pis on recouvre ton crâne de gel conducteur et on te branche 32 électrodes.
Imagine ta gueule quand on te retire ce dispositif. Ouais, ça vend du rêve. Mais c'est pas grave, parce que sur le pc tu vois à peu près ça:
Et c'est juste monstrueusement chouette de voir ton cerveau en action.
Auparavant, j'ai dû me taper une batterie de test bien relou. Test de latéralité, Stroop, mesure de l'empan... Pour ensuite me retrouver derrière un rideau, face à un écran et un clavier datant au minimum de 1992, dans le noir, le menton et le front calé dans une structure que t'aurais jamais imaginé trouver ailleurs que chez ton ophtalmo. La tâche en question était de déterminer si les mots et visages présentés t'étaient familiers (on te les présente plusieurs fois avant le début du test) ou non.
Après, tu t'éclates à te laver les cheveux dans le lavabo des toilettes et tu ressors trempée, glacée, mais heureuse d'avoir aidé la science.

Et hier, j'ai participé à mon deuxième eeg, et je sais pas si j'en referais un un jour.

Passons sur la pose du casque, le gel qui dégouline sur le cuir chevelu.
Imagine 2h30 dans le noir face à un écran tout vieux. Sur cet écran de merde, juste 2 lignes de texte blanc et un point blanc de durée variable. Tu sens la migraine qui pointe?
De plus, c'est bien chouette le dispositif pour caler ta tête et éviter de bouger pendant l'expérience (même si le noir et le texte qui t'éclate les yeux te fait méchamment bailler/cligner des yeux à chaque fois qu'il faut surtout pas bouger). Sauf quand tu tombes sur LA chaise bloquée. Qui ne se lève pas. Et que tu te retrouves dans une position invraisemblable, la gueule en l'air avec le bout du menton sur une barre en plastique, le dos tordu sa race, le bureau qui te bouffe les avant-bras.

Mais ça, à la rigueur, c'est pas ça le pire. Un eeg, ça prend toujours entre 2 et 3h, voire plus. Quand t'es avec des mecs nice, ils t'offrent même du thé et des gâteaux. A mon premier eeg, on m'a même filé un sachet de bonbons Glup's.

Le pire du pire, c'est de se faire enfermer dans un laboratoire. J't'explique : le labo ICONES, c'est un bâtiment de 3 étages, avec plein de salles d'expérimentation dedans. Ben quand tu finis à 19h, et que le dernier thésard s'est cassé, tu te retrouves enfermé dedans.
La loose. Le pauvre master 1, il savait plus où se mettre.

- J'ai plus de batterie...
- J'ai plus de crédit...

Chouette.

Du coup, intelligemment, on s'est barrés au sous-sol. Genre y'a une porte de secours au sous-sol.
D'autant plus qu'un sous-sol dans le noir, y'a rien de plus badant. On s'attendait à voir débarquer des zombies et finir crevés comme les blondes d'un mauvais survival horror.

Soit dit en passant, les couloirs dans le noir sont flippants sa mère aussi.

On a fini, au bout d'une demi-heure à frôler le nervous breakdown et en commençant sérieusement à envisager de trouver un coin pour passer à la chaleur d'un vieux pc, on a trouvé une sortie de secours au deuxième étage. Un vieil escalier en colimaçon, avec interstices entre les marches et balustrade branlante.

Je t'ai déjà dit que j'avais le vertige rien qu'à monter sur une chaise?

Je suis rentrée chez moi toute tremblante sur mes pattes, de la boue jusqu'à mi-mollet (bah ouais, quand t'as la trouille tu veux retrouver la terre ferme au plus vite, or en Normandie, faut s'attendre à ce que la pluie t'offre une superbe flaque de boue en bas d'un evil escalier of doom). Sans bonbons, les cheveux trempés, encore du gel conducteur sur le crâne, la marque des 3 électrodes du lobe frontal imprimée sous ce qu'il restait de ma frange. Avec la ferme intention de ne plus jamais foutre un pied dans un labo si ce n'est celui du bâtiment principal des Sciences, là-bas au moins, y'a des rats et les bureaux des profs sont pleins de posters Star Wars.

La science, c'est de la merde.

mardi 11 décembre 2012

Où j'en appelle à vot' générosité, M'sieur 'Dames.


Attendu que j'ai dû faire une enquête en cours de psycho sociale. Attendu que le sujet choisi par mes fac-buddies est naze. Attendu que j'aime pas qu'on décide d'un sujet sans moi. Je fais une enquête all by myself pour ma propre curiosité.
Je cherche des sujets (ouais je sais, c'est flippant comme mot). Boys and girls. Ça prend, genre 3 minutes.

C'est quoi les 5 premiers mots qui te viennent à l'esprit, là tout de suite right now, spontanément, sans tricher for fuck's sake, quand tu lis, en l’occurrence, le terme "pornographie"?
Et quand t'as tes 5 mots, c'est quoi les 2 les plus importants?
Aucune réponse n'est mauvaise. Si j'arrive à avoir assez de monde, j'fais un edit pour donner les résultats de mon enquête.

Thanks.