Alors même que je fume mon avant-dernière clope, dans l'angoisse de devoir attendre au moins 19h30 pour que M. Poil rentre du taf pour pouvoir taxer dans son paquer, alors même que dans l'épisode Triangle d'X-Files, Mulder roule une pelle à la Scully du passé sapée flapper pour l'occasion et que je me dis qu'un jour mon improbable mais pas impossible gamin aura Fox comme deuxième prénom, que ma souris n'a plus de piles et que c'est galère pour naviguer dans mon cours à se pendre d'ennui sur la psychologie de l'orientation, rubrique career counseling, de l'ue Souffrance, Accompagnement et Conseil de la troisième année de licence de psychologie de l'Université de Rouen, j'ai envie de pleurer un peu.
Parce que malgré mes facilités d'apprentissage qui m'ont soutenue sans effort jusqu'à la fac, et les efforts que j'ai mis dans ce semestre pour réussir à gérer mes partiels un tant soit peu, je commence à penser que je n'ai pas les épaules nécessaires et que mon avenir s'arrêtera au mieux l'année prochaine avec un mémoire insatisfaisant, 4 grammes dans le sang et une haleine joyeusement parfumée à l'éthanol.
Parce que ç'a toujours été ainsi et que ce ne serait qu'une déception de plus sur la liste et que je pense que je pourrais bien m'y habituer, même si ce ne sera pas glorieux. Les regrets et moi nous côtoyons régulièrement depuis des lustres.
Si toi aussi tu te détestes et que tu ne fais rien pour arranger le Tchernobyl constant qui irradie ta tête, tape dans tes mains.
En plus, j'ai plus d'eau chaude depuis samedi dernier.

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